Les grands départs

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"Ne me suivez pas. Ne suivez personne."

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There is so much beauty before our eyes that is so simply over looked

(Source : taryn-lindquist, via myriamkld)

Sanglots amers

La vague avait été violente, il ne restait plus grand-chose du masque de papier gisant au pied du lit. Le matin était arrivé à bout de souffle, les personnages principaux se trouvant bien amochés, balayés par les vérités pendant la nuit. L’asphyxie avait gagné du terrain.                                

C’est le dernier jour d’avril. La fin de presque deux ans d’amour, seule avec ma passion qui me brûle les mains. Parfois, il arrive que certaines situations rêvées se transforment en cauchemar bien trop réaliste.  Les monstres me grignotent le bord du cœur doucement en chantant « », pendant qu’ils m’imposent leurs questions auxquelles je ne peux pas répondre. Il fait froid partout dans mon corps, je claque des dents et suis prise de violents tremblements. « Je peux pas. » non non, les gars déconnez pas. L’autre grognon avachi sur le lit qui refuse de me regarder bougonne dans son coin. Dieu que je le hais. Je suis bousculée, pressée par leurs questions, raz de marée dans mon crâne, je sais que je ne m’en sortirai pas. « C’est aucun de nous deux de toute façon, alors qu’est-ce que tu crains ? » Je ne réponds pas, le masque est déjà tout fissuré, les mensonges me donnent le vertige.  « C’est aucun de nous deux, hein Neil, hein ? non ? » J’entends le doute dans la voix de Sacha, la panique, l’incertitude, le début de la compréhension, et puis la peur. Comme je ne réponds pas, il s’énerve, il est violent, j’ai encore plus le mal de mer. Je me suis levée prendre l’air sur le balcon, ses lunettes rondes sur le nez, m’enfuir dans cette illusion brouillée par la pluie et la faible lumière des lampadaires.

écrit par imperieuxvertige